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L’étrange nuit du 1er août deux mille vingt

par Jean-Philippe Mallé

Au creux de la nuit du 1er août dernier, autour de 3 heures du matin, le projet de loi dit « bioéthique » fut adopté par l’Assemblée nationale en seconde lecture par 60 voix pour, 37 voix contre et 4 abstentions. Il sera examiné prochainement par les sénateurs, en deuxième lecture. Sa disposition principale consiste en l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes ainsi qu’aux femmes seules en supprimant le critère médical d’infertilité et en effaçant de notre droit la parité humaine dans la procréation.

D’autres mesures ont été adoptées telles que l’autoconservation des ovocytes sans raison médicale, l’autorisation de développer des embryons chimériques ou, dans un amendement de dernière minute, l’adoption de l’interruption médicale de grossesse (IMG) pour « détresse psycho-sociale ». Cette dernière mesure si elle était définitivement adoptée au terme de la procédure législative, rendrait possible, au terme de la grossesse, l’avortement d’un fœtus viable.

Ce projet de loi opère ainsi une profonde rupture anthropologique dans l’histoire de notre civilisation. La PMA, pour n’évoquer qu’elle, est la suite logique de la loi sur le « Mariage pour Tous » et inscrit à l’horizon une future loi sur la gestation pour autrui (GPA) : l’amour et l’égalité étant désormais les sources de la filiation, pourquoi refuser aux couples d’hommes et aux hommes seuls ce qui est accordé aux couples de femmes et aux femmes seules ? Or, il faut le redire avec force : si le désir d’enfant et la souffrance de ne pouvoir le concrétiser sont des réalités humaines, il ne peut y avoir un « droit à l’enfant ». Ce droit n’existe pas car l’enfant n’est ni une chose ni un objet : bien au contraire, l’enfant est un sujet, qui a ses droits propres…

Lisez la suite dans le N°2 de la revue !

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